Programmation de l'année 2019-2020 

Jeudi 26/09, séance d’ouverture aux Ambiances avec « Le Cabinet du docteur Caligari » -1920- de Robert Wiene. Avec Werner Krauss, Conrad VeidDurée : 1h11. Au XIXème siècle, deux jeunes gens se retrouvent aux prises avec le maléfique docteur Caligari, qui use de ses redoutables pouvoirs pour les prendre dans ses filets. Spectacle de foire, somnambulisme et mystérieux hôpital psychiatrique sont quelques-uns des pièges qui attendent les héros dans ce film phare de l’expressionnisme allemand, qui constitue un sommet du cinéma d’épouvante tout en offrant une réflexion sur la folie. Film projeté dans le cadre de l’événement « On s’était donné rendez-vous dans 100 ans », organisé afin de rendre hommage à des films (déjà !) centenaires.

 

Vendredi 27/09 à 19h : Grand buffet de rentrée au restaurant (le lieu sera précisé lors des réservations). Participation : 10 euros par personne. Inscription indispensable auprès de notre vice-président Jérôme Reignat (contact au 06 30 23 28 61 ou par mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) avant le 22/09.

 

Jeudi 03/10, au Rio : « Dead Man » -1995- de Jim Jarmush. Avec : Johnny Depp, Gary Farmer, John Hurt, Robert Mitchum, Gabriel Byrne… Durée: 2h01. Aux alentours de 1870, l’étrange et fascinant périple du non moins énigmatique William Blake, jeune homme en route pour l’Ouest des Etats-Unis dans l’espoir de trouver un travail. C’est pour lui le début d’une longue errance en compagnie de l’Indien Nobody, durant laquelle il devra échapper à des poursuivants impitoyables et accomplir un surprenant parcours initiatique. Tourné dans un noir et blanc somptueux, avec une musique exceptionnelle de Neil Young et une interprétation inspirée de Johnny Depp (dont c’est peut-être le plus beau rôle), ce chef-d’œuvre empreint d’onirisme et de poésie offre une réflexion puissante sur l’histoire de l’Amérique. A voir ou à revoir avec la magie du grand écran !

 

Jeudi 10/10, au Ciné-Capitole : « Transamerica Express » -1976- d’Arthur Hiller. Avec : Gene Wilder, Jill Clayburgh, Patrick McGoohan… Durée : 1h54. A bord d’un train reliant Los Angeles et Chicago, un éditeur fantasque se retrouve témoin d’un meurtre dont personne ne voudra croire le récit. Poursuivi à la fois par le coupable et par la police, il ne devra compter que sur l’amour d’une jeune femme pour traverser les multiples embûches qui l’attendent. Thriller trépidant et méconnu que nous vous proposons de découvrir le temps d’une séance riche en sursauts.
 
Jeudi 17/10, au Ciné-Capitole : « Le Point de non-retour » -1967- de John Boorman. Avec : Lee Marvin, Angie Dickinson, John Vernon… Durée : 1h32. Walker, gangster taciturne, se laisse convaincre par son meilleur ami de récupérer une somme colossale au sein même de l’ancienne prison d’Alcatraz. Il est loin de se douter que l’ami en question compte bien se débarrasser de lui pour enlever sa femme, depuis longtemps convoitée par lui ; mais cet ami est lui-même bien loin de se douter que Walker ne se laissera pas faire aussi facilement… Polar sec, nerveux et étincelant de maîtrise, le deuxième film de John Boorman ne laisse pas un instant de répit au spectateur. L’immense Lee Marvin, dans un rôle de personnage solitaire et impitoyable, est quant à lui à son sommet.
 
Vendredi 07/11, aux Ambiances : « New York 1997 » -1981- de John Carpenter. Avec : Kurt Russell, Lee Van Cleef, Donald Pleasance, Ernest Borgnine… Durée: 1h39. Dans un New York futuriste, devant l’explosion de la criminalité, l’île de Manhattan a été transformée en un gigantesque pénitencier à ciel ouvert. Un redoutable criminel se voit confier la mission de retrouver un hôte de marque, dont l’hélicoptère s’est écrasé au sein même de la prison : le président des Etats-Unis en personne ! Et il ne dispose pour cela que de 24 heures… Film culte et sommet de la science-fiction, ce long métrage est l’occasion pour Carpenter de signer l’un de ses chefs-d’œuvre, à travers une mise en scène étourdissante, des décors grandioses et une bande originale inoubliable à laquelle il a lui-même contribué.

 

Jeudi 14/11, au Ciné-Capitole : « Les Producteurs » -1968- de Mel Brooks. Avec Zero Mostel, Gene Wilder, Dick Shawn… Durée : 1h30. Deux hommes d’affaires véreux, afin d’empocher le magot, s’emploient à ce que la dernière comédie musicale produite par leurs soins s’avère un cuisant échec commercial : tout est mis en œuvre pour que soit atteint ce surprenant objectif, mais le résultat risque de leur réserver quelques surprises… Dans cette comédie désopilante, qui s’appuie sur un scénario loufoque et hautement réjouissant, Mel Brooks fait la démonstration de tout son génie. Un véritable bijou du genre !

 

Jeudi 28/11, aux Ambiances : « Les Contes de la lune vague après la pluie » -1953- de Kenji Mizoguchi. Avec : Machiko Kyô, Kinuyo Tanaka, Mitsuko Mito… Durée : 1h37. Le Japon du XVIème siècle. Deux hommes quittent leur village pour tenter l’aventure et réaliser leurs rêves : faire fortune pour l’un, devenir samouraï pour l’autre. Leurs itinéraires les conduiront sur des voies redoutables et inattendues, où ils croiseront spectres et guerriers, tandis que leurs épouses respectives, restées au foyer, connaîtront un terrible destin. L’un des plus beaux fleurons du cinéma japonais, oscillant avec grâce entre réalisme et fantastique, dans une copie entièrement restaurée qui permettra d’en apprécier toute la richesse et tout le raffinement.

 

Jeudi 05/12, aux Ambiances : « Le Fanfaron » -1962- de Dino Risi. Avec : Vittorio Gassman, Jean-Louis Trintignant, Catherine Spaak… Durée : 1h45. Un jour de 15 août à Rome, par un temps radieux, un jeune étudiant en droit abandonne ses révisions pour suivre un automobiliste bouillonnant dans ses pérégrinations sur les routes italiennes. C’est un périple haut en couleurs, tour à tour délirant, tendre et grinçant, qui s’annonce pour les deux hommes aux tempéraments diamétralement opposés. Souvent considéré comme le point culminant de la « comédie à l’italienne », ce film est une merveille de fraîcheur et d’inventivité, qui sait également faire preuve de causticité dans son regard sur toute la société qui y défile.

 

Jeudi 19/12, au Ciné-Capitole : « Chérie, je me sens rajeunir » -1952- de Howard Hawks. Avec : Ginger Rogers, Cary Grant, Marilyn Monroe… Durée : 1h32. Un chimiste réputé mène des expériences sur le rajeunissement et finit par mettre au point une authentique eau de jouvence ; mais une guenon capricieuse s’étant mis en tête de l’imiter et de concocter une mixture semblable, c’est le savant lui-même qui va se retrouver le cobaye de sa propre expérience, régressant vers d’imprévisibles pitreries. Ce sera ensuite au tour de son épouse… Variation brillante et enlevée sur le thème de la potion miraculeuse, ordonnée comme un ballet autour de comédiens éblouissants : de quoi finir l’année dans la bonne humeur la plus débridée !

Jeudi 09/01/2020, aux Ambiances :  « Le Soupirant » -1963- de Pierre Etaix. Avec : Pierre Etaix, Laurence Lignères, Denise Perrone… Durée : 1h23. Un jeune homme rêveur et introverti, afin de rassurer ses parents, décide de partir à la recherche de la femme de sa vie. C’est le début d’un itinéraire semé d’embûches, pour ce personnage inadapté aux réalités de la vie moderne. L’œuvre de Pierre Etaix est restée indisponible pendant de nombreuses années, et l’est à nouveau, pour notre plus grand bonheur, depuis 2009 (suite à la demande des plus grands noms du 7ème Art, dont Woody Allen et David Lynch) ; dans ce premier film, le metteur en scène déploie d’emblée tout son génie comique, avec un sens du détail qui fait de lui l’héritier naturel de Chaplin ou de Jacques Tati. Un bijou, plein de finesse et de mordant, à découvrir !

Jeudi 23/01/2020, au Ciné-Capitole : « Le Plaisir » -1952- de Max Ophüls. Avec : Danielle Darrieux, Pierre Brasseur, Jean Gabin, Daniel Gélin, Madeleine Renaud… Durée: 1h35. Un danseur masqué s’effondre subitement au beau milieu d’un grand bal ; les pensionnaires d’une maison close s’octroient une journée de congé pour cause de première communion ; un peintre tombe amoureux de la jeune fille qui lui sert de modèle…Trois histoires, adaptées de nouvelles de Maupassant, qui constituent autant de variations sur les thèmes du plaisir et du bonheur. Ce film, conduit par la caméra virtuose de Max Ophüls, est une merveille de grâce et de légèreté alliée à une pointe d’amertume : un régal pour les yeux et pour l’esprit !

Jeudi 30/01/2020, aux Ambiances : « Le jour ou la terre s’arrêta » -1951- de Robert Wise. Avec : Michael Rennie, Patricia Neal, Hugh Marlowe… Durée : 1h32. La venue sur Terre d’une soucoupe volante déclenche la panique. Son pilote, blessé à l’atterrissage, a cependant un message des plus inattendus à délivrer aux humains, mais il lui faudra pour cela s’échapper de l’hôpital où il se trouve, et adopter une fausse identité pour pouvoir s’adresser aux scientifiques les plus illustres… Film-phare de la science-fiction, et l’un des titres emblématiques du genre, cette œuvre est à la fois un suspense haletant et une parabole intemporelle sur le devenir de l’humanité.

Jeudi 13/02/2020, aux Ambiances : « L’Affaire Cicéron » -1952 – de Joseph Mankiewicz. Avec : James Mason, Danielle Darrieux, Michael Rennie… Durée : 1h48. En pleine Seconde Guerre mondiale, le valet de chambre d’un ambassadeur britannique accepte de vendre aux Allemands des microfilms classés top-secret. Sous le nom de code « Cicéron », il s’apprête ainsi à livrer des informations cruciales, avec l’aide d’une mystérieuse comtesse polonaise… Mais qui est véritablement celle-ci ? Le brio de l’immense Joseph Mankiewicz éclate à chaque instant dans cet époustouflant film d’espionnage à la distribution internationale et à la mise en scène étincelante. Suspense et émotion garantis !

Jeudi 20/02/2020, au Ciné-Capitole  en pré-ouverture de notre 26ème festival (du 10 au 17 mars) consacré à la comédie italienne: « Cinema Paradiso » -1988- de Giuseppe Tornatore. Avec : Philippe Noiret, Salvatore Cascio, Marco Leonardi, Jacques Perrin… Durée : 1h58. A Rome, un grand réalisateur apprend la mort, dans son village natal, du projectionniste Alfredo, figure historique du « Cinema Paradiso », le lieu où s’est forgé son amour pour le 7ème Art, et où il se rendait, souvent clandestinement, durant son enfance. L’occasion pour lui de se tourner vers son passé et vers ses souvenirs les plus chers comme les plus enfouis… Ce film bouleversant, véritable déclaration d’amour au cinéma, connut un triomphe mondial à sa sortie et témoigne encore aujourd’hui de la vitalité du cinéma italien.

 

Programmation de l'année 2018-2019 

Jeudi 27/09, au Ciné-Capitole avec « M le Maudit » -1932- de Fritz Lang. Avec Peter Lorre, Otto Wernicke, Theodor Loos… Durée : 1h52. Un redoutable tueur d’enfants rôde dans une ville gagnée par la terreur. Les dénonciations anonymes se multiplient, achevant de semer la discorde et l’effroi. Devant cette situation, la pègre décide de mener sa propre enquête… Film mythique et sommet de l’expressionnisme allemand, avec pour point d’orgue une saisissante course-poursuite rythmée par l’obsédante musique de Grieg.

 

Vendredi 05/10, au Ciné-Capitole : « Casino » -1995- de Martin Scorsese. Avec : Robert De Niro, Sharon Stone, Joe Pesci, James Woods… Durée: 2h58. A Las Vegas, un mafieux redoutable mandaté par ses supérieurs reprend la direction d’un casino aux financements occultes ; mais entre séduction, trahison et arnaques en tous genres, la voie de l’argent rejoint bien vite celle du crime et de la déchéance. La superbe mise en scène de Scorsese donne l’ampleur nécessaire à cette fresque tumultueuse et passionnée, que le grand écran vous permettra d’apprécier dans toute sa richesse.

 

Jeudi 18/10, au Ciné-Capitole : « Aguirre, la colère de Dieu » -1972- de Werner Herzog. Avec : Klaus Kinski, Helena Rojo, Peter Berling… Durée : 1h33. Au XVIème siècle, une armée de conquistadores à la recherche du légendaire Eldorado traverse la Cordillère des Andes et entreprend de suivre le cours du fleuve Amazone sur des radeaux ; mais au beau milieu de l’expédition, l’un des membres, Don Lope de Aguirre, déclenche une mutinerie destinée à faire de lui le chef despotique d’une traversée qui risque d’être sans retour… Véritable opéra cinématographique filmé dans des décors naturels aussi somptueux que périlleux, ce film offre une réflexion hallucinée sur la folie humaine et l’avidité de pouvoir, servie de façon magistrale par l’inoubliable composition de Klaus Kinski.

 

Jeudi 15/11, aux Ambiances : « Le Ministère de la peur » (Espions sur la Tamise) -1944 - de Fritz Lang. Avec : Ray Milland, Marjorie Reynolds, Alan Napier… Durée : 1h26. Suite à un concours de circonstances, un homme tout juste sorti d’asile psychiatrique remporte lors d’une fête foraine un gâteau qui contient en réalité un microfilm très convoité. Il se retrouve bien vite pourchassé par d’anciens nazis... Superbe film d’espionnage mené tambour battant par un Fritz Lang au mieux de sa forme.

 

Jeudi 29/11, aux Ambiances : « L’Emigrant » -1917- de et avec Charlie Chaplin. Avec également : Edna Purviance, Eric Campbell… Ou les aventures du sympathique vagabond Charlot, qui aura cette fois fort à faire sur un bateau à vapeur traversant l’Atlantique en direction du Nouveau Monde tant rêvé. Cette projection, qui s’inscrit dans le cadre de l’exposition Migrations organisée par la ville de Clermont-Ferrand, sera suivie de celle de deux autres courts métrages : Charlot patine et Charlot policeman. Durée totale : 1h13

 

Jeudi 06/12, aux Ambiances : « L’Ultime Razzia » -1956- de Stanley Kubrick. Avec : Sterling Hayden, Coleen Gray, Vince Edwards… Durée : 1h25. A sa sortie de prison, un homme décide de réaliser le « casse du siècle », une opération parfaite pour laquelle il s’assure les meilleurs complices et l’organisation la plus soignée. Mais un grain de sable ne manquera pas de faire son apparition…Troisième long métrage de l’immense Stanley Kubrick, où éclate déjà toute sa maîtrise au fil d’un suspense haletant.

 

Jeudi 13/12, au Capitole : « Le Carrosse d’or » -1953- de Jean Renoir. Avec : Anna Magnani, Odoardo Spadaro, Nada Fiorelli… Durée : 1h42. Au XVIIIème siècle, une troupe de théâtre italienne se déplace en Amérique du Sud, sous la houlette de la tempétueuse Camilla. Lorsque le vice-roi d’une colonie espagnole décide d’offrir à celle-ci un carrosse d’or en gage de son amour, scandale et jalousie éclatent aussitôt… A l’approche des fêtes, nous vous invitions à (re)découvrir ce chef-d’œuvre de Renoir aux couleurs chatoyantes et aux allures de conte flamboyant.

 

Jeudi 17/01, au Ciné-Capitole : « Le Conformiste » -1970- de Bernardo Bertolucci. Avec Jean-Louis Trintignant, Stefania Sandrelli, Dominique Sanda… Durée : 1h56. Durant l'entre-deux-guerres, en Italie, l'itinéraire vers le fascisme d'un homme ordinaire, qui ira jusqu'à trahir ceux qui lui sont le plus chers par souci de conformisme. Chef-d'oeuvre du maître italien, qui offre ici à Trintignant le plus beau rôle de toute sa carrière. Musique superbe de Georges Delerue et magnifique photographie pour cette adaptation tout en finesse du roman d'Alberto Moravia.

 

Jeudi 24/01, au Nora : Présentation de Bernardo Bertolucci par Bruno Queyrie. Retour sur la vie et l'oeuvre du cinéaste italien, disparu en novembre dernier, qui laisse derrière lui une œuvre aussi abondante que variée.

 

Vendredi 31/01, au Ciné-Capitole : « L'Homme de Rio » -1964- de Philippe de Broca. Avec : Jean-Paul Belmondo, Françoise Dorléac, Jean Servais… Durée: 1h50. Les péripéties brésiliennes d'un modeste soldat français, dont la permission prend une tournure pour le moins inattendue. Vol de statuettes, enlèvement, crocodile et cascades en tous genres sont au programme de ce sommet du cinéma d'aventures, dont Spielberg s'est lui-même inspiré. Bébel, lui, est à son apogée.

 

Jeudi 14/02, au Ciné-Capitole : « West Side Story » -1961- de Robert Wise et Jerome Robbins. Avec : Natalie Wood, Richard Beymer, Rita Moreno… Durée : 2h32. Variation sur le thème de Roméo et Juliette dans le New York des années 50 : l'amour de deux jeunes gens se heurte à l'opposition de leurs familles respectives, sur fond de guerre des gangs et de règlements de comptes divers. L'une des plus célèbres comédies musicales jamais réalisées, portée par des titres légendaires. Une authentique merveille à (re)découvrir.

 

Jeudi 28/02, aux Ambiances : « Le Lieutenant souriant » -1931 – d'Ernst Lubitsch. Avec : Maurice Chevalier, Claudette Colbert, Miriam Hopkins… Durée : 1h33. A la suite d'un clin d'oeil malheureux, un lieutenant autrichien se voit contraint par quiproquo de demander en mariage la princesse en personne… Sous peine d'être condamné. Qu'adviendra-t-il de sa jeune maîtresse ? Toute la grâce et la subtilité de Lubitsch rayonnent dans cette délicieuse comédie, émaillée de morceaux musicaux ravissants.

 

Jeudi 07/03, aux Ambiances : « Borsalino » -1970- de Jacques Deray. Avec : Alain Delon, Jean-Paul Belmondo, Michel Bouquet, Catherine Rouvel... Durée : 2h06. Marseille, années 30. Deux malfrats, d'abord rivaux, finissent par s'associer et par se lancer à la conquête de la ville, entre fusillades, malversations politiques et aventures féminines. Peinture haute en couleurs du « milieu » marseillais, scénario soigné et rencontre longtemps attendue entre deux légendes du cinéma français, Delon et Belmondo.

 

Vendredi 05/04, aux Ambiances : « La Strada » -1954- de Federico Fellini. Avec : Giulietta Masina, Anthony Quinn, Richard Basehart… Durée: 1h55. Le brutal forain Zampano, briseur de chaînes de son état, entraîne dans sa vie de bohème la fragile Gelsomina, qu’il a achetée à sa mère pour le seconder dans ses démonstrations de force. Entre eux va naître une histoire faite de douleurs, d’attachement et d’incertitudes, le long des routes, au rythme des rencontres et des traversées en carriole. Ce chef-d’oeuvre d’émotion, porté par la splendide musique de Nino Rota, illustre à merveille la première partie de l’oeuvre de Fellini, son réalisme ainsi que sa profonde humanité.

 

Jeudi 02/05, à 18h au Nora (12 bis boulevard Pasteur) : Débat autour des clichés au cinéma, en présence de l’écrivain Philippe Mignaval, auteur de Tous les clichés du cinéma. L’occasion de revenir ensemble, avec humour et images à l’appui, sur tous les lieux communs, situations types et autres « passages obligés » du 7ème Art. De voir, également, comment les grands metteurs en scène les ont parfois utilisés et « détournés ».

 

Jeudi 09/05, au Capitole: « Full Metal Jacket » - 1987 - de Stanley Kubrick. Avec : Matthew Modine, Arliss Howard, Adam Baldwin… Durée: 1h56. La vie quotidienne terrible de plusieurs jeunes recrues dans un camp d’entraînement pour le Viêt Nam, sous la férule d’un commandant terrifiant de despotisme… Puis en plein coeur du conflit, dans la jungle même du Viêt Nam. Film légendaire de l’immense Kubrick, qui dénonce l’horreur de la guerre en montrant sans complaisance l’engrenage dans lequel va évoluer un jeune homme appelé à perdre toutes ses illusions. A découvrir dans toute sa dimension sur grand écran.

 

Jeudi 16/05, aux Ambiances : « Les Chasses du comte Zaroff » -1932- d’Ernest B. Schoedsack et Irving Pichel. Avec : Joel McCrea, Fay Wray, Leslie Banks… Durée: 1h13. Suite au naufrage d’un yacht en pleine mer, le seul rescapé échoue par cahnce – ou par mégarde - sur une île inquiétante, où règne le mystérieux comte Zaroff, célèbre chasseur de fauves. En compagnie de deux autres naufragés recueillis par le même hôte, le héros va découvrir à ses dépens que le comte aime aussi pratiquer la chasse à l’homme… Ce classique intemporel du cinéma d’épouvante, tourné dans les mêmes décors que le premier King Kong, a durablement influencé le genre et donné lieu à de multiples remakes. 

 

Jeudi 23/05, aux Ambiances : « Les Innocents » -1961- de Jack Clayton. Avec : Deborah Kerr, Michael Redgrave, Peter Wyngarde… Durée: 1h39. Dans l’Angleterre de la fin du XIXème siècle, une gouvernante se voit confier l’éducation de deux enfants qui n’ont plus que leur oncle. Très vite, elle va constater d’étranges comportements de leur part, et découvrir que les précédents domestiques ont disparu dans des circonstances mystérieuses. Adaptation tout en retenue et en suggestion de la nouvelle d’Henry James Le Tour d’écrou, ce fleuron méconnu du cinéma fantastique est aussi troublant qu’émouvant. Une rareté à découvrir.

 

Jeudi 06/06, aux Ambiances : « Le Cri du sorcier » -1978- de Jerzy Skolimowski. Avec : Alan Bates, Susannak York, John Hurt, Tim Curry… Durée: 1h26. Lors d’un match de cricket, la discussion entre deux joueurs tourne vite à l‘inquiétante confession de l’un d’entre eux : bien des années auparavant, il affirme avoir appris d’un sorcier aborigène le secret d’un cri capable de tuer instantanément quiconque l’entendrait. Secret dont il fit ensuite, bien évidemment, usage… Tourné en Angleterre dans des décors envoûtants, ce long métrage réunit plusieurs grands acteurs autour d’un scénario imprévisible, servi par une mise en scène à la fois sobre et percutante.

 

Jeudi 13/06, au Capitole : « Embrasse-moi, idiot » -1964- de Billy Wilder. Avec : Dean Martin, Kim Novak, Ray Walston… Durée: 2h06. Dino, chanteur de charme, fait halte dans une petite ville de Californie : une aubaine pour Orville, professeur de piano, qui avec l’aide de son ami garagiste Orville, va s’efforcer de lui faire écouter ses compositions qui n’ont pas de succès. Jusqu’à ce que Dino tombe amoureux de la femme d’Orville. Un stratagème très inattendu va devoir être mis en place… Réjouissante comédie du grand Billy Wilder pour conclure notre saison, avec tout le savoir-faire et l’entrain habituels du réalisateur.

 


 

2017-2018


Les Affranchis de Scorsese
Josey Wales de Clint Eastwood
L'Ombre d'un doute d'Hitchcock
Belle de Jour de Bunuel
Le Privé d'Altman
La Voie Lactée de Bunuel
L'Odyssée de l'Espace de Kubrick
Le Charme discret de la Bourgeoisie de Bunuel
L'assassin habite au 21 de Clouzot
Le Lauréat de Mike Nichols
La Vérité de Clouzot
Le Poison de Billy Wilder
Mariage à l’italienne de Vittorio De Sica
Notre pain quotidien de King Vidor
La Ronde de Max Ophüls
Nous nous sommes tant aimés d’Ettore Scola
Casino de Martin Scorsese
Rio Grande de John Ford
Little Big Man d’Arthur Penn


 2016-2017



Un jour à New York de S. Donen et G. Kelly

La Taverne de la Jamaïque d’Hitchcock

Des amis comme les miens de Preminger

Le Samouraï de Melville

The Getaway de Peckinpah

La Planète des singes de Schaffner

La Maison des étrangers de Mankiewicz

Allez coucher ailleurs de Hawks

 

Festival « Honneur au western » :

La Rivière sans retour de Preminger

Femme de feu d’A. De Toth

La Horde sauvage de Peckinpah

Johnny Guitare de N. Ray

A l’ombre des potences de N. Ray

La Vallée de la peur de Walsh

La Poursuite infernale de Ford

Les Aventures du capitaine Wyatt de Walsh

Les Conquérants d’un nouveau monde de Cecil B. De Mille

 


2015-2016

 

Monsieur Klein de Losey

Chantage d’Hitchcock

Phantom of the Paradise de B. De Palma

Le jour se lève de Carné

L’Homme qui en savait trop d’Hitchcock (1956)

 

Festival « Hommage à Swashbuckler » :

La vie est belle de Capra

L’Homme qui tua Liberty Valance de Ford

White Dog de Fuller

L’Aventure de Mme Muir de Mankiewicz

Le Plus Sauvage d’entre tous de M. Ritt

L’Incident de L. Peerce

Un trou dans la tête de Capra

Le Prêteur sur gages de S. Lumet

A l’ouest rien de nouveau de Milestone

 

La Chienne de Renoir

L’Homme au complet blanc de Mackendrick

Noblesse oblige de R. Hamer

Tueurs de dames de Mackendrick

Le Bal des maudits de Dmytryk

Le Troisième Homme de C. Reed

La Cité des dangers d’Aldrich

Othello de Welles

Cape et poignard de Lang

La Collectionneuse de Rohmer

 


2014-2015

 

Les Incorruptibles de B. De Palma

Hiroshima mon amour de Resnais

La Garçonnière de Wilder

Police de Pialat

L’Arnaqueur de R. Rossen

 

Festival « Coups de cœur » :

Tuez Charley Varrick de D. Siegel

Certains l’aiment chaud de Wilder

Laura de Preminger

Le Festin de Babette de G. Axel

Un Roi à New York de Chaplin

Stalag 17 de Wilder

Chinatown de Polanski

Dr Jerry et Mr Love de J. Lewis

L’Homme des vallées perdues de G. Stevens

 

Diamants sur canapé d’Edwards

Les Fraises sauvages de Bergman

L’Arnaque de G. Roy Hill

Lettre d’une inconnue d’Ophüls

Mais qui a tué Harry ? d’Hitchcock

La Rue rouge de Lang

L’Etang tragique de Renoir

Le Rideau déchiré d’Hitchcock

Miracle au village de P. Sturges

Le Cirque de Chaplin

Fenêtre sur cour d’Hitchcock

L’Argent de poche de Truffaut

La Vie de château de Rappeneau